Installer des caméras sur un chantier est parfaitement légal, à condition de respecter quelques règles issues du RGPD et du Code du travail. Voici ce qu’il faut savoir, point par point. Ce guide est informatif et ne remplace pas un conseil juridique.
Un chantier privé : d’abord le RGPD
Un chantier clos est un lieu privé non ouvert au public. Y installer des caméras relève principalement du RGPD : la finalité doit être légitime (prévenir le vol et l’intrusion), le dispositif proportionné, et les images sécurisées. Le traitement doit figurer au registre des traitements de l’entreprise (article 30 du RGPD). Pour la distinction avec la vidéoprotection de la voie publique, voir notre article sur le cadre légal de la vidéoprotection.
Informer les salariés et les sous-traitants
C’est le point le plus souvent négligé. Dès lors que des personnes travaillent sur le site, elles doivent être informées avant la mise en service : présence de caméras, finalité, responsable de traitement, durée de conservation et droits. Cette information passe notamment par le règlement intérieur et l’information/consultation du CSE (comité social et économique). Les caméras ne doivent pas viser à surveiller en continu un poste de travail précis : leur but est la sécurité du site, pas le contrôle des personnes.
Ne pas filmer la voie publique
Dès qu’une caméra couvre la rue, le trottoir ou une propriété voisine, on entre dans un régime plus contraignant qui nécessite une autorisation préfectorale. Le réflexe simple : cadrer sur l’emprise du chantier, et pas au-delà. Une bonne implantation évite ce problème dès la conception.
Signalétique et durée de conservation
Un panneau visible doit signaler la présence de caméras, la finalité, le responsable et les modalités d’exercice des droits. Côté durée, la CNIL retient un maximum d’un mois (30 jours) pour un usage de sécurité, quelques jours suffisant en général, sauf procédure en cours.
Sécuriser l’accès aux images
Les enregistrements sont des données personnelles : accès restreint aux personnes habilitées, mots de passe robustes, journalisation des accès. Choisir un prestataire qui héberge les données en France simplifie la conformité et rassure vos équipes.
En pratique
Une solution bien pensée intègre ces exigences dès le départ : cadrage sur l’emprise, signalétique fournie, durée paramétrée, accès sécurisé, registre à jour. C’est l’approche de CELEO, acteur français de bout en bout : la conformité fait partie de l’implantation, pas d’une couche ajoutée après coup.
Sources : CNIL, RGPD (article 30), Code du travail. Article informatif, ne remplace pas un conseil juridique.
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